Dans le cadre de l’aide à l’insertion socio-professionnelle des personnes d’origine étrangère, deux rencontres ont eu lieu entre les représentants de FEDASIl en charge des ILA (Initiative Locale d’Accueil) de l’arrondissement Huy-Waremme, les CPAS gérant ces ILA et l’IBEFE. Deux réunions (21/09 et 05/10) ont eu lieu pour permettre à l’IBEFE de présenter ses projets en matière d’ISP mais aussi d’écouter les CPAS, leurs demandes et leurs questionnements.

Depuis son entrée en fonction, la chargée de mission en insertion socio professionnelle des personnes d’origine étrangère (prévention radicalisme) a sillonné le bassin de Huy-Waremme afin de présenter ses missions mais également celles de l’IBEFE.

Face à un turn-over de personnel important, les CPAS sont souvent démunis quant aux partenaires à contacter pour trouver une formation ou une prise en charge efficace pour l’insertion socio-professionnelle du public des ILA.

Outre les classiques « problèmes de mobilité » et « coût du logement » spécifiques à notre territoire, viennent s’ajouter d’autres problématiques inattendues pour l’ensemble des acteurs de terrain rencontrés.

Les priorités : pour de nombreux acteurs de premières lignes, la priorité est avant tout de fournir un toit à ces personnes. Or, c’est indéniable, porter l’étiquette CPAS, doublée de celle de « personne d’origine étrangère » (POE), rend la tâche ardue. Une moitié de POE choisissent également de s’orienter vers les villes comme Bruxelles ou Liège, où les loyers sont plus abordables et où ils se créeront plus facilement un réseau de connaissances, indispensable à leur insertion socio-professionnelle. 

Des profils de formations des POE : Les CPAS accueillent des profils soit très peu qualifiés, et parfois même non scolarisés, soit des profils hautement qualifiés (bachelier ou masters). L’existence de ces deux profils différents complexifie également l’offre de formation alpha/FLE à proposer, mais aussi la manière de traiter chaque dossier.

L’équivalence de diplômes : En termes d’équivalence de diplômes, les démarches, mêmes simplifiées, restent fastidieuses pour des personnes ayant fui un pays. De plus, la plupart de ces équivalences aboutissent à un bachelier/master générique donnant un niveau et non contenu de formation.

S’il n’y a pas de solution parfaite, des pistes de réflexions sont en cours depuis janvier 2017 au niveau régional (ensemble des chargés de missions prévention radicalisme) et dans plusieurs domaines : le mentorat, la validation des compétences pour un public alpha/FLE, cours de français proposés aux PEO peu qualifiés en fonction de l’objectif de carrière que la personne, … Et bien entendu, le projet pilote des « CV-vidéo » (collaboration IBEFE - MIRHW) a également été présenté lors de ces deux réunions afin d’optimiser les synergies possibles à développer avec tous les acteurs de l’ISP.


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